Mon oeil. Ma tête. Mon coeur.

Banksy

Banksy est un graffiteur anglais connu essentiellement pour ses pochoirs. Natif de Bristol, il s’est immiscé dans le milieu du graffiti a la fin des années 1980. Peignant à l’origine à la bombe, il a adopté la technique du pochoir à la suite d’une mésaventure embarassante où, abandonné par le reste de son crew parce qu’il peignait trop lentement, il n’a échappé à la police qu’en restant caché pendant plus de six heures sous un wagon. Grâce au pochoir, son humour et son irrévérence se doublent d’un puissant impact visuel. Sa réputation au Royaume-Uni est aujourd’hui telle que les médias britanniques suivent avidement ses exploits. En 2004, ses oeuvres imposées au Louvre, à la Tate Britain ainsi que d’autres musée ont dû être promptement retirées. Il a réalisé d’autres tours de force, dont une série de graffitis de protestations au nom des animaux de plusieurs grands zoos de la planète, et d’une réplique grande nature d’un détenu de Guantanamo Bay à Disneyland. Banksy a appliqué sa philosophie farouchement indépendante à la publication de ses deux best-sellers Existencilism, Banging Your Head Against a Brick Wall et Cut It Out ainsi qu’à l’organisation de ses expositions. A travers ses “paroles”, ses actions et ses oeuvres, il est parvenu à conserver intact son engagement politique ainsi qu’une certaine poésie, sans négliger de nous faire rire au passage.

Les générique d’introduction des Simpson revisité et scénarisé par Banksy.

banksy-art.com

 

 

Faites le mur !
(Exit Through the Gift Shop)
Banksy, 2010.

# L’anonymat ?
Banksy tient à garder son anonymat afin d’échapper à la police et aux médias. Lorsque sa mère a appris qu’il était Banksy, elle s’est déclarée déçue avant d’ajouter: « Eh bien si tu es graffeur, pourquoi n’as-tu jamais barbouillé la fourgonnette qui est tout le temps garée devant mes fenêtres ? »

# Du vandalisme à la reconnaissance
Banksy a commencé par l’art de rue clandestin considéré comme un acte de vandalisme, avant d’être reconnu comme un artiste digne d’être exposé. De son aveu même, désormais, « [s]es graffiti contribuent à augmenter la valeur d’une propriété, plutôt qu’à la dégrader. »

# Partage d’une passion
La démarche de Banksy était de « réaliser un film qui soit à l’univers du graffiti ce que « Karaté Kid » a été au monde des arts martiaux – autrement dit, un film qui pousserait les gamins du monde entier à prendre une bombe de peinture et à tenter leur chance. »

# Le vrai visage de Banksy ?
Une photo anthropométrique de Banksy a été publiée dans la presse : « Il y a deux ou trois ans, un type s’est fait passer pour Banksy pour qu’on le laisse entrer dans une boîte de nuit de Shoreditch mais quand cela s’est su, il a été rejeté par tous les graffeurs. Ce n’est pas dans mon intérêt de commenter les photos de moi qui circulent un peu partout», confie-t-il.

# Road-cheap
Banksy évoque ses malentendus avec les médias : « Quand je suis allé au Festival de Sundance, j’ai loué un mini-van pour pouvoir sillonner la région et faire quelques graffs. Avec un copain, on a dormi pendant une semaine sur un terrain pour caravanes, couvert de neige et envahi de Rottweilers. Je tentais de me réchauffer avec un minuscule radiateur électrique et je taillais mes crayons sur un lit pliant, entouré de crottes de chien. Une semaine plus tard, un journal du coin a décrit ma venue comme une « redoutable opération marketing » ».

# Formation : copieur !
Banksy a d’abord fait de la peinture, discipline dans laquelle il est plutôt doué. Si doué qu’il copie des tableaux de maîtres qu’il accroche ensuite chez lui : « Quand j’aime un tableau, je le prends en photo, je l’agrandis et j’en fais une reproduction. Parfois, j’en change les couleurs pour l’assortir aux rideaux», confie-t-il.

# Une clandestinité qui dérange
Être graffeur et travailler dans la clandestinité peut réserver des surprises, comme en témoigne Banksy: « A la Nouvelle-Orléans (…), j’ai peint sur la façade d’une boutique délabrée dans une rue jonchée d’épaves de voitures et de matelas pourris, mais deux heures plus tard, mon « œuvre » avait disparu… effacée ! J’avais peint sur le mur d’un repaire de dealers, et le propriétaire des lieux ne cherchait surtout pas à attirer l’attention. »

# Le Graffiti, un état d’esprit
Le graffiti est une technique de dessin de rue, dite Street Art, qui a un état d’esprit bien particulier. Banksy nous expose sa philosophie : « Si vous exposez vos œuvres dans une galerie ou un musée, vous vous retrouvez en compétition avec des maîtres comme Rembrandt, alors que si vous peignez dans une ruelle, vous n’êtes en compétition qu’avec une poubelle ! »

Source : Allociné.

Banksy.